Le Gouvernement central et les autorités provinciales du Kasaï Oriental ont harmonisé leurs positions sur la gestion des ressources humaines dans le secteur de la santé, à l’issue d’une mission officielle dépêchée dans cette province du centre de la République démocratique du Congo.

Cette mission est intervenue après des échanges entre le gouverneur Jean-Paul Mbwebwa Kapo et le ministère de tutelle autour de la controverse liée à la mise en place d’une commission provinciale d’affectation du personnel de santé.

Selon les conclusions des travaux, les discussions ont permis de clarifier les responsabilités entre le pouvoir central et le gouvernement provincial dans la gestion administrative des agents de santé. Les deux parties ont également insisté sur la nécessité d’une collaboration permanente afin d’éviter de nouveaux conflits de compétence.

L’examen des textes réglementaires relatifs à la gestion des agents publics a révélé que plusieurs directives récentes n’avaient pas été suffisamment diffusées ni publiées au Journal officiel, une situation qui aurait contribué aux incompréhensions observées.

La délégation nationale a toutefois reconnu que la création de la commission provinciale par le gouverneur reposait sur des motivations jugées « valables et fondées », notamment dans un contexte marqué par des irrégularités dénoncées dans certaines zones de santé.

Les travaux ont néanmoins relevé un manquement procédural, notamment l’absence de sanctions rapides contre certains abus constatés dans le secteur.

Au terme des échanges, il a été confirmé que les affectations du personnel de santé relèvent désormais du niveau national. Le gouverneur provincial conserve cependant la prérogative de notifier les agents et de procéder à leur mise en service, avec la possibilité de s’opposer à certaines affectations en motivant sa décision.

Parmi les recommandations formulées figurent l’adaptation de la commission provinciale aux directives nationales, le renforcement des sanctions administratives contre les anti-valeurs ainsi qu’une meilleure diffusion des textes réglementaires vers les provinces.

Les deux parties ont signé un procès-verbal consacrant leurs engagements réciproques. Le Gouvernement central s’est engagé à répondre rapidement aux correspondances provinciales, tandis que le Kasaï Oriental devra élargir ses enquêtes à plusieurs zones de santé afin d’assainir davantage le secteur.

Marie Noël Kabuya/ Afrique-One.net