Un habitant a été agressé et dépouillé par quatre individus armés dans la nuit du samedi 25 avril 2026, sur le tronçon menant au camp militaire de Nsumbula, dans le secteur de l’Entre-Kasaï-Louangatshimu, territoire de Tshikapa, province du Kasaï au centre République démocratique du Congo.
La victime, identifiée sous le prénom de Didier, affirme avoir été piégée par un inconnu rencontré au centre de la cité.
‘‘Il m’a dit qu’il n’avait pas d’endroit où dormir et qu’il avait un frère malade abandonné sur la route. Il m’a demandé de l’aider. Par compassion, j’ai accepté de l’accompagner. Arrivé là-bas, il m’a demandé d’attendre un instant. Il est parti dans les herbes puis il est revenu avec trois autres personnes. J’ai tout de suite compris que j’étais tombé dans un piège’’, a-t-il raconté.
Et de poursuivre : ‘‘L’un avait un pistolet, un autre tenait un couteau. Ils m’ont menacé et m’ont ordonné de remettre tout ce que j’avais. Ils ont pris mon téléphone intelligent de marque Spark ainsi qu’une somme de 20 000 francs congolais avant de fuir dans la brousse. J’ai eu la vie sauve, mais j’ai eu très peur’’, témoigne-t-il.
Réagissant à cet incident, la société civile locale, par la voix de Evariste Kujimiji, appelle les autorités militaires et policières à ouvrir une enquête afin d’identifier les auteurs.
Par ailleurs, elle réclame également des patrouilles mixtes entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et la Police nationale congolaise sur cet axe réputé dangereux, particulièrement après la tombée de la nuit.
Sylvain Kalenga | Afrique-One.net