En République démocratique du Congo, le Gouvernement provincial du Nord-Kivu a réaffirmé mardi 12 mai 2026 sa détermination à lutter contre le recrutement et l’utilisation des enfants par les groupes armés actifs dans l’Est de la RDC. Cet engagement a été exprimé à Beni lors d’un atelier de plaidoyer organisé à l’Hôtel Okapi Palace.

Présent à ces assises, le Vice-Gouverneur policier du Nord-Kivu, le Commissaire Divisionnaire Louis Segond Karawa, a échangé avec plusieurs acteurs impliqués dans la protection de l’enfance, notamment l’Assemblée provinciale, le PDDRC-S, la MONUSCO, les administrateurs des territoires, les services de sécurité ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Dans son intervention, la Cheffe du Bureau Protection de l’Enfant de la MONUSCO a insisté sur la nécessité d’une appropriation réelle des recommandations issues du GTT-C par les autorités provinciales.

« Aucun enfant ne devrait porter une arme. Le GTT-C est un outil crucial, mais il n’est efficace que si les autorités provinciales s’en approprient les recommandations et agissent », a-t-elle déclaré.

Prenant la parole au cours des travaux, le Vice-Gouverneur Louis Segond Karawa a rappelé la position du Gouvernement provincial face à ce phénomène.

« La place de l’enfant n’est pas dans un groupe armé, mais sur les bancs de l’école. Nous devons renforcer les mécanismes de protection et de réinsertion », a-t-il affirmé, avant d’appeler la population à dénoncer tout cas suspect ou avéré de recrutement d’enfants.

À l’issue de l’atelier, les participants ont plaidé pour un renforcement de la collaboration entre autorités, communautés locales et partenaires afin de prévenir le recrutement des enfants et assurer leur protection.

Ils ont également insisté sur l’importance de la vigilance communautaire et de la dénonciation des abus pour mettre fin à ces pratiques qui continuent de menacer l’avenir des enfants du Nord-Kivu.

Marie Noël Kabuya / Afrique-One.net